pour une découverte inédite à ne pas manquer:

 

Le Dimanche 8 septembre à 15h

 

En collaboration avec « secrets de Paris » www.secrets-de-paris.fr

 

Rendez-vous au métro « Tuileries»

(rue de Rivoli au bord des grilles du jardin)

 

Pour marcher dans les pas de Jeanne d’Arc

                                lors de la bataille du 8 septembre 1429

                                         devant la porte St Honoré

(voir plan, récit et images ci-dessous)

Tarif 11 €

Après la reconstitution de la bataille sur les lieux,

présentation du contexte historique

au café "le Royal"

Renseignements/réservations : Danièle Léon

06 26 24 90 59 / 01 71 60 00 35 / daniele.leon@sfr.fr

 

 

 

Jeanne d’Arc devant la porte St Honoré

le jeudi 8 septembre1429

 

                                      Reprendre Paris aux Anglais

 

 Après la victoire du 8 mai 1429 à Orléans et le sacre de Charles VII à Reims le 17 juillet 1429, Jeanne d’Arc veut continuer l’offensive en allant délivrer Paris qui est alors aux mains des Anglais. Mais le roi tergiverse, se laissant influencer par ses conseillers qui l’engagent à négocier une trève avec les Anglais alliés aux Bourguignons.

 

                                          Préparation de l’assaut

 

Jeanne d'Arc et le duc d'Alençon prennent alors eux-mêmes l’initiative, contre l’avis du roi, de préparer l’assaut contre les fortifications (enceinte de Charles V) qui entourent le Paris de l’époque. Le 23 août 1429, ils arrivent à Saint Denis et le 3 septembre ils s’installent dans le village de la Chapelle avec le duc de Bourbon, Jean de Brosse de Boussac, les comtes de Vendôme et de Laval, les maréchaux Gilles de Rais et Lahire et leurs troupes. Après avoir effectué pendant plusieurs jours des reconnaissances et des escarmouches sur diverses portes de Paris, Jeanne d'Arc va prier dans la chapelle Sainte Geneviève avant de donner l'assaut à la capitale.                                                                   

                                                 L’assaut

 

 Le jeudi 8 septembre1429, au petit matin, Jeanne , le duc d'Alençon, Gilles de Rais et Jean de Boussac partent du village de la Chapelle pour donner l'assaut à la porte Saint-Honoré. Elle fait installer des couleuvrines sur la butte Saint-Roch pour soutenir l'attaque. Sans aucune difficulté, les fortifications avancées du boulevard sont percées, ainsi que le premier fossé, qui est à sec. Mais, le second fossé, de trente mètres de large et rempli d'eau, se révèle un obstacle infranchissable.

 

A l'heure de la grand-messe, entre onze heures et midi, l'artillerie est mise en position et commence à tonner. Jeanne saisit son étendard, donne l'ordre de marcher vers le fossé et d'essayer de le combler avec des fagots. "Rendez-vous vite, car si vous ne vous rendez pas avant la nuit, nous entrerons par la force, que vous le vouliez ou non", crie-t-elle aux Parisiens. L'assaut se heurte à une résistance acharnée. Anglais, Bourguignons et Parisiens arrosent le secteur en avant des remparts d'une pluie de pierres, de boulets et de flèches.

 

                                                 La blessure

 

Avant la tombée de la nuit, Jeanne descend dans le fossé pour sonder la profondeur de l’eau. Elle est alors touchée à la cuisse par un carreau d'arbalète. A son côté, Raymond, le jeune page qui porte son étendard, est tué. Malgré ses protestations, le duc d'Alençon et le fidèle Raoul de Gaucourt l'emmènent de force à l'abri, au logis de la Chapelle. Pour la première fois, la Pucelle et ses troupes ont dû battre en retraite. La défaite est d'autant plus cuisante qu'on a relevé 1 500 blessés et plus de 500 morts. Jeanne passe une bonne partie de la nuit en prières.

 

                                              La retraite forcée

 

Le lendemain, aux premières lueurs du jour, malgré sa blessure, elle est fermement résolue à ne pas renoncer et convainc Alençon de repartir à l'assaut de la capitale. Mais le roi a fait détruire dans la nuit le pont de bateaux sur la Seine et leur donne ordre de se replier sur l’abbaye de Saint-Denis pour se retirer ensuite vers la Loire. Le 18 septembre, il accepte d'inclure Paris dans les territoires concernés par la trêve qu'il a signée avec le duc de Bourgogne, Philippe le Bon, le 28 août à Arras. Espère-t-il que le Bourguignon tiendra sa promesse et qu'il lui livrera la capitale? Le 21 septembre, il donne l'ordre de dissoudre l'armée du sacre et se met en route pour son château de Mehun sur Yèvre.

 

                                           Historique des lieux

 

L'enceinte de Charles V

 

construite de 1356 à 1383, est une des sept grandes enceintes ayant chronologiquement entouré Paris. Elle remplace sur la rive droite celle de Philippe Auguste. Dans les années 1640, sa partie occidentale fut élargie à l'enceinte de Louis XIII, les restes intégrés furent démolis. Cette nouvelle enceinte fut à son tour détruite à partir des années 1670, laissant la place aux Grands Boulevards. La muraille de la rive gauche édifiée sous Philippe Auguste ne sera pas transformée, laissant ainsi le nouveau faubourg Saint-Germain en dehors des murs.

 

Partant en aval de la Seine à partir de la tour du bois située près du pont du Carrousel, l'enceinte remontait en longeant l'ouest de la place du Carrousel vers la rue Saint-Honoré au niveau de l'actuel Palais-Royal, puis par la place des Victoires et la rue d'Aboukir tracée sur l'emplacement du rempart et du grand fossé (la rue Sainte-Foy reprend le tracé du chemin de ronde, la rue de Cléry le chemin de l'autre côté des fossés) jusqu'à la porte Saint-Denis. Elle longeait ensuite les Grands boulevards d'aujourd'hui (de Bonne-Nouvelle, Saint-Martin, du Temple, des Filles-du-Calvaire, Beaumarchais) puis revenait par le boulevard Bourdon jusqu'à la Seine en amont.

 

La nouvelle enceinte ne comprend plus que six portes dans la partie septentrionale de la Seine (rive droite).

 

Porte Saint-Honoré (sur la rue Saint-Honoré, à l'emplac. de la pl A.Malraux)

Porte Montmartre (au croisement de la rue Montmartre avec la rue d'Aboukir)

Porte Saint-Denis (au croisement de la rue Saint-Denis avec la rue Blondel)

Porte Saint-Martin (au croisement de la rue Saint-Martin avec la rue Blondel)

Porte du Temple (au débouché de la rue du Temple sur la pl de la République)

Porte Saint-Antoine (au débouché de la rue de la Bastille sur la pl  Bastille)

 

La porte Saint Honoré

La première porte Saint-Honoré

construite sous le roi Philippe Auguste entre 1190-1200, détruite au 16e siècle, se trouvait au niveau  148 et 150 de la rue Saint-Honoré,  devant la façade de l'actuel temple protestant de l'Oratoire du Louvre.

 

La deuxième porte Saint-Honoré où a eu lieu l'assaut

construite sous le roi Charles V en 1380, se trouvait entre les nos 161 et 165 de la rue Saint-Honoré (sur l'actuelle place A-Malraux, près du Palais-Royal). à 500 mètres plus à l'ouest que la première porte, elle a été démolie en 1636.

 

Cette deuxième porte fortifiée était constituée par une bastide formant saillie en avant de la muraille, surmontée de tourelles ; le passage se faisait sous une voûte de dix-huit mètres de long. L’ensemble était constitué d’un rempart de terre de 25 m de large couronné d'une muraille ; l’entrée côté faubourg était protégée par un double pont-levis (charretier et piétonnier) donnant sur un pont franchissant deux fossés, le premier en eau de 30 mètres de large, puis une autre levée de terre de 20 mètres, puis un second fossé sec de 15 mètres, avec une avant-porte entre les deux fossés (les plans de Quesnel de 1609 et Merian de 1615 la représentent assez fidèlement). L'ensemble s'allongeait sur 80 mètres de longueur, jusqu'à la Rue de l'Échelle (ancienne « rue des Fossés »), qui est l'ancien chemin de ronde au-delà des fossés.

 

La butte Saint-Roch à l'emplacement de l'église St Roch actuelle

 

Jeanne d'Arc y avait installé des couleuvrines pour soutenir l'attaque contre la porte Saint-Honoré, était une petite colline située à l'intérieur du périmètre actuel de Paris et aujourd'hui disparue. Elle est parfois confondue avec une autre protubérance, la butte des Moulins, située un peu plus à l'est. L'origine de cette butte est toujours sujette à débats. Pour les uns, il pourrait s'agir d'un ancien tumulus gaulois et pour les autres d'un ancien dépôt d'immondices et de gravois. D'une manière ou d'une autre, la butte fut surélevée, une première fois au 14ème siècle par les débris des masures démolie par le prévôt, puis une seconde fois lors de la construction de l'enceinte de Charles V.

 

En haut à gauche de ce plan de Paris, on voit nettement la butte Saint-Roch coiffée d'un seul moulin et dominant la porte Saint-Honoré.

 

La Justice du roi utilisa la butte comme lieu de supplice pour les voleurs, faussaires, faux-monnayeurs, hérétiques et blasphémateurs dès le 15ème siècle. Ceux-ci étaient soit brûlés, soit jetés vifs dans un chaudron d'eau bouillante. C'est ainsi que périt l'écolier Edmond de La Fosse.

 

Il est possible que l'évêque de Paris ait édifié son échelle de justice sur la partie sud de cette butte en raison de la présence de la rue de l'Échelle dans les abords immédiats. L'autre côté de la butte était occupé par le marché aux pourceaux. Le marché aux pourceaux, créé à la fin 12ème siècle, était situé sur le côté oriental de la butte Saint-Roch.

 

De 1667 à 1677, Michel Villedo arasa la butte et les moulins qui la surmontaient furent détruits. Tout le quartier de la butte Saint-Roch mais aussi celui de la butte des Moulins fut incorporé dans Paris lors de la construction de l'enceinte de Louis XIII. La butte Saint-Roch disparut totalement lors de la percée de l'Avenue de l'Opéra, en 1875. En 1521, Jean Dinocheau, un commerçant parisien, y fait bâtir une chapelle dédiée à Sainte Suzanne. En 1577, son neveu, Étienne Dinocheau, transforme la chapelle en une grande église et lui attribue le patron de Saint-Roch. L’église Saint-Roch actuelle a été bâtie entre 1653 et 1722 sur les plans initiaux de Jacques Le Mercier

rendez-vous Métro Tuileries à 15h    puis au café le Royal (A) vers 17h

La butte St Roch en haut à gauche et un peu plus à droite la Pte St Honoré (entourée)
La butte St Roch en haut à gauche et un peu plus à droite la Pte St Honoré (entourée)
l'enceinte Charles V entre la Place du Carrousel et la porte St Denis
l'enceinte Charles V entre la Place du Carrousel et la porte St Denis
voir légende des numéros ci-dessus
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