Le Père Jean Pasquerel :

- Le 27 du mois d’avril, le convoi transportant les vivres pour les assiégés prend  avec Jeanne la route vers Orléans par le côté de la Sologne, les prêtres sont devant, portant la bannière et chantant le Veni Creator.

Jean d’Aulon : 

- Quand vient le soir, elle s’en va au boulevard de la Belle-Croix sur le pont

et de là elle parle à Classidas et aux autres Anglais qui sont dans le fort des Tourelles. 

Jean Pasquerel :

- Beaucoup d’Anglais qui s’étaient réfugiés au clocher de l’église toute proche de la Bastide avaient pris des habits de prêtres pour se sauver. La Pucelle empêcha qu’on leur fit aucun mal et les emmena dans son hôtel...

- Voyant arriver Jeanne avec son étendard, les Français qui fuyaient reviennent vers la bastide et recommencent l’assaut. 

- Il sort de nouvelles forces d’Orléans ; la Pucelle se met à leur tête et la bastide est emportée. 

Dunois :

- Il vaut mieux ne pas sortir demain et attendre les secours du roi. 

Jeanne

- Vous avez été à votre conseil et moi au mien; et croyez que le conseil de mon Seigneur sera accompli et tiendra.

- Et toute cette foule rentra de par le pont dans la ville, la Pucelle allant au devant avec les prêtres chantant des hymnes pendant que l’on faisait sonner toutes les cloches à la volée.

Le Duc d'Alençon :

- Le soir du 16 juillet, nous entrons à Reims sous les acclamations.

- Le lendemain, par le grand portail de la Cathédrale, ouvert à deux battants, entrent les cavaliers portant l’ampoule sacrée qui va oindre le roi. 

Jean de la Fontaine :

- Croyez-vous que vous n’êtes pas soumise à l’église de Dieu qui est sur terre, c’est à dire à notre seigneur le pape, aux cardinaux, archevêques, évêques et autres prélats de l’Eglise?

Jeanne :

- Notre sire Dieu premier servi! et m’est avis que c’est tout un, de Dieu et de l’Eglise, et qu’on n’en doit pas faire difficulté... Il y a dans les livres de Notre Seigneur plus que dans les vôtres.

- Etes-vous en état de grâce ?

- Si je n’y suis, Dieu veuille m’y mettre ! Et si j’y suis, Dieu veuille m’y tenir !

 

-  Vous voulez dire que vous n’avez juge sur terre. 

-  Je ne vous en dirai autre chose. J’ai bon maître, à savoir Dieu, à qui je m’en attends de tout et non à autre. 

 

Hélas, me traitera-t-on aussi horriblement et cruellement qu’il faille que mon corps net et entier, qui ne fut jamais corrompu, soit aujourd’hui consumé et réduit en cendres! Ah! j’aimerais mieux être décapitée sept fois que d’être ainsi brûlée.

Martin l’Advenu :

- Elle veut recevoir le sacrement de l’eucharistie.

Cauchon :

- Faites tout ce qu’elle demandera.

Martin l’Advenu :

- Elle requiert surtout les prêtres de dire chacun une messe pour son âme,

tout cela de façon si dévote, si humble et si touchante,

que l’émotion gagnant, personne ne peut se contenir.

L’évêque Cauchon se met à pleurer,

et voilà que les Anglais eux-mêmes pleurent à leur tour,

Winchester comme les autres.

Puis elle demande d’avoir la croix.

Entendant cela, un Anglais en fait une petite en bois

du bout d’un bâton qu’il lui donne.

L’ayant embrassée dévotement,

elle met cette croix en son sein, entre sa chair et ses vêtements.

Puis elle demande humblement à l’huissier Jean Massieu

de lui faire apporter la croix de l’église

afin que continuellement elle pût l’avoir devant les yeux.

Frère Isambard est allé la chercher avec le clerc de St Sauveur.

Il l’a tenue levée droit devant elle jusqu’au pas de la mort.

 

Pierre :

Un Anglais, un soldat,

qui la détestait extraordinairement,

et qui avait juré que de sa propre main

il mettrait un fagot sur le bûcher de Jeanne,

au moment où il le faisait, entendant Jeanne

crier le nom Jésus à son dernier moment,

demeura tout frappé de stupeur et d’extase.

Il fut conduit dans une taverne du Vieux Marché

pour que, boisson aidant, les forces lui reviennent.

Puis déjeunant avec un frère de l’ordre des prêcheurs,

il dit qu’il avait vu, quand Jeanne rendait l’esprit,

une colombe blanche sortant du côté de la France.


Jeanne :

Je ne voulais pas la guerre

Je ne voulais pas les combats.

Je voulais que l’on se comprenne

et que les Anglais fassent raison

pour que de chaque côté de la mer

nous ayons bonne compagnie.

 

C’est un Anglais qui me fit une croix,

ému de compassion, quand j’allais au bûcher.

 

C’est un Anglais qui vit une colombe sortir des flammes

quand je rendais l’esprit.

 

Et c’ est lui, mon bourreau,

qui annonça pour la postérité

que mon cœur n’avait pas brûlé.

 

Ils ont pleuré, ces hommes-là,

et garderont mémoire de ce qu’ils ont compris...

 

 

 


12 mai 2012: Répétition au théâtre 14

Jeanne (Lise Martin) et son frère Pierre (Simon Caillaux)

12 mai 2012: Répétition au théâtre 14

Jean de Metz (Nicolas Luquin), Poulengy (Simon Caillaux) et Charles

PHOTOS Romain Dauphin-Meunier

Jeanne arrive à la cour du roi

Jeanne et Charles (Brice Berrier)

l'arrivée du Duc d'Alençon (Pierre Fichet)

La prise de la bastide de St Loup

Jeanne à Orléans avec Jean Pasquerel (Brice Berrier)

Jeanne blessée, secourue par Dunois (Simon Caillaux) et Pasquerel

Jeanne veut aller faire sacrer le roi à Reims

l'assaut contre la bastide des Augustins

Jeanne devant ses juges: Massieu (Pierre Fichet) et Cauchon (Brice Berrier)

12 photos repetition au Proscenium 2 oct 2012


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